
Les amateurs contribuent au dynamisme et à l’essor des courses au trot, ce sont des acteurs importants de la filière cheval. Dans leur diversité ils partagent le même gout de la compétition, le même amour du cheval et sont unis par la même passion.
Les courses qui leur sont réservées sont populaires auprès du public et très prisées des parieurs. Elles représentent 8 % du nombre de courses pour 2 % des allocations distribuées, réunissent des chevaux connus favorisant ainsi les enjeux et sont parmi les courses celles qui génèrent le plus de paris.
Mais comme chez les joueurs et les propriétaires, la baisse des vocations se fait sentir et les difficultés ont raison de beaucoup.
L’effectif des amateurs a ainsi diminué de 20 % depuis 2004 subissant une érosion constante qui s’est aggravée ces trois dernières années. Mais il serait vain et trop simple d’attribuer cette chute à la seule crise économique et il convient d’en trouver les causes et d’en tirer les leçons pour inverser la tendance et relever les défis qui nous attendent.
Il faut aider les jeunes et permettre un accès large à la compétition ; L’augmentation des courses PHH qui représentent aujourd’hui 30 % des courses pour amateurs (contre 8 % en 2002), au détriment des courses PMH, a de fait diminué le nombre de courses ouvertes aux drivers débutants rendant ainsi encore plus difficile l’accès à la compétition. (Plus d’un tiers des amateurs n’a pas gagné deux courses).
Il faut veiller par les conditions de courses et le montant des allocations à préserver la spécificité des courses pour amateurs.
Il faut inciter à la propriété et donner la possibilité aux amateurs d’acquérir des chevaux sains et nets à des prix raisonnables. Il faut recréer le marché des chevaux âgés de 6 ans qui n’ont pas la qualité suffisante pour courir dans les courses professionnelles mais avec lesquels les amateurs pourront s’adonner avec plaisir à la compétition.
Il faut porter la voix des amateurs au sein du Comité du Cheval Français. On peut regretter que le Président de l’UNAT n’y siège pas es qualités et on peut s’étonner en tout état de cause que les amateurs n’y disposent pas de représentant. En effet, si les Entraîneurs (2 sièges), les Drivers (1 siège), les Éleveurs (5 sièges), les Propriétaires (5 sièges), les Propriétaires-Entraîneurs (3 sièges), disposent d’une représentation reconnue comme telle, les Amateurs qui représentent pourtant 900 licenciés, n’ont pas de siège dans cette instance représentative, les laissant ainsi seuls acteurs de la filière à n’être pas représentés. Le prochain scrutin pourra permettre aux amateurs de corriger cette anomalie et leur vote sera déterminant.
« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Sénèque.



